Leur dernier saut

André Rivot-Bontemps, le dernier acteur de la charge héroïque de Guy de Combaud de Roquebrune à Sennecey-Le-Grand

Dimanche 30/04/2017  l'ancien résistant de Sennecey-le-Grand André RIVOT-BONTEMPS est décédé à 98 ans.
C'était le dernier acteur vivant de la charge de G.de Combaud, le 04 Septembre 1944.

"Il fut probablement le dernier survivant de cette folle charge du 04 Septembre 1944 au cœur du village de Sennecey-le-Grand. Une charge désespérée, digne de celle du 06 Août 1870 à Morsbronn.
Et même si l'action se situe au milieu des vignes de Bourgogne et non celles d'Alsace, l'ennemi est toujours le Germain ("le Boche")!
Ce jour là, des Parachutistes FFL et des Patriotes du général De Gaulle, dont certains monté sur des Jeeps lourdement armées, ont remplacé les Cuirassiers et Lanciers à cheval. André Rivot, habitant de Sennecey, est
l'un d'eux. Né le 03 Juin 1919, il a tout juste 21 ans en 1940 quand il endosse l'uniforme et tente de s'opposer à l'invasion Allemande, mais il est néanmoins fait prisonnier le 24 Juin. Envoyé en détention en Allemagne au Stalag XIIa/Oflag XIIb, il est finalement libéré le 20 novembre 1943, et rejoint la Résistance peu après.
Mais, tôt ce matin du 04 Septembre 1944, à Montceau-Ragny, il est requis pour servir de guide au Squadron de Jeeps, pour leur entrée dans Sennecey où est signalé un fort parti ennemi.
Installé sur le capot de la Jeep de tête, celle du capitaine Guy de Combaud  de Roquebrune, il se maintient comme il le peu, agrippé au jumelage de Vickers, pendant que les 4 Jeeps et leurs équipages foncent vers leur objectif. Au cours de la traversé du petit village de Ruffey,un premier accrochage avec l'occupant oblige la colonne à modifier son itinéraire et la brusque embardé qui s'en suit éjecte littéralement André dans le fossé. Les véhicules ayant poursuivi leur route, notre Résistant rejoint en courant sous le feu ennemi, les positions amies.
Nul doute que la brusque manœuvre du conducteur de la Jeep de tête, lui aura sauvé la vie. Car de tous les membres d'équipages des 4 Jeeps ce jour là, seul 3 Parachutistes et 2 Patriotes devaient survivre, certains
marqués à vie, à cette charge folle. André était l'un d'eux et, il y a des années il avait accepté, d'abord avec quelques réticences dues à sa grande discrétion et modestie, de me livrer ses souvenirs de jeunesse
au cours de ces années de guerre. Et depuis nous avions toujours plaisirs à nous retrouver chaque 04 Septembre à Sennecey et, une certaine complicité était née!
Il a maintenant rejoint cette grande Armée, celle de tous ces hommes et femmes qui ont combattu loyalement, et ceci quelque soit leur drapeau.
Sa discrétion l'a fait souvent oublier lors des cérémonies du 04 Septembre, c'était pourtant le dernier survivant de cette charge et c'était aussi mon Ami..."

Eric-François LECOMTE, adhérent du comité Bourgogne

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André, avec Anne-Françoise PATAILLE, responsable du comité Bourgogne de l'AFPSAS et déléguée départementale du Souvenir Français

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Lors des obsèques d'André

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André sur la jeep d'Eric-François LECOMTE, reproduction de "La Foudre"

L'Association des Familles des Parachutistes SAS de la France Libre

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C'est avec une profonde émotion

que nous vous faisons part du décès de notre grand Ancien du 4th ​SAS

Jean GÉRARD​


​survenu le 7 juin 2017à l'hôpital​ de Briare
Ses obsèques se dérouleront
​en l'église d'Ozouer-sur-Trézée (Loiret – 7 km de Briare)
​le ​mardi 13 juin ​2017​ à 14h30

a 002Jean GERARD est né le 13 novembre 1921 à Montmorot. Evadé de France par l’Espagne en janvier 1943, il est détenu pendant trois mois dans les prisons franquistesavant de rejoindre Gibraltar le 16 avril. Volontaire pour rejoindre la France libre, il embarque alors à destination de la Grande-Bretagne et atteint Liverpool le 2 mai. Engagé aux FFL à Londres le 2 juin, il se porte volontaire pour les parachutistes et est affecté à la 1re compagnie d’Infanterie de l’Air à Camberley au sein de la section Marienne.
Avec ses camarades, il suit alors tous les stages avec entre autres le stage commando à Inverlochy puis Largo du 1er au 16 août et Ringway où il est breveté. En octobre, il participe au stage à l’Airborne Forces Experimental Establishment de Sherburn-in-Elmet au cours duquel la section Marienne bat le record de vitesse de saut groupé.

En février 1944, le bataillon rejoint la région d’Auchinleck et Jean est alors affecté au stick du Sgt/C Raufast au sein du 3e squadron du 4th SAS au sein de la troop Marienne. Les hommes poursuivent leur entraînement et les sticks parcourent les landes écossaises. Pierre Marienne ne les ménagent pas et se montre très exigeant.

Parachuté sur la base Dingson dans la nuit du 9 au 10 juin en même temps que le commandant Puech-Samson, Jean participe alors avec ses camarades à l’instruction et l’encadrement des maquisards. Au matin du 18 juin, Joseph Galliou et Jean Gérard encadrent un groupe de la section Rio du Bataillon Le Garrec. Les combats sont acharnés et les hommes se battent avec courage pour assurer la protection des abords du château de Sainte-Geneviève. En fin de soirée, les deux SAS se trouvent isolés et parviennent à se replier vers Callac où ils prennent les ordres. Avec Alain Papazow, Jean est alors affecté à l’instruction des patriotes du maquis de Calan, effectue des sabotages et participe à la libération du secteur d’Hennebont.

Fin août, le 3e squadron rejoint Briare sur les bords de Loire et le commandant Puech-Samson lance des patrouilles en direction de Tours et Blois puis vers Issoudun, Vierzon et Châteauroux. A bord de sa jeep, Jean Gérard participe alors à des attaques de convois et assurent également les liaisons entre les différents pelotons ce qui l’amène à Ouzouer-sur-Trézée où il fera la connaissance de sa future épouse.

Après quelques mois de repos en Champagne, le bataillon est appelé en renfort dans les Ardennes. Affecté au peloton du sous-lieutenant Maurice Richard, Jean participe à des patrouilles vers Hatrival puis Saint-Hubert et Steinbach. Les hommes rivalisent alors d’audace et d’ingéniosité pour ramener des prisonniers car ils ont engagé une compétition avec le peloton Taylor.

Démobilisé en septembre 1945, il travaillera ensuite comme électricien et également éclusier à Ouzouer. Avec Jean-Dominique Paoli, nous avions eu le grand plaisir de retrouver Jean Gérard en 2009 lors de l’inauguration de la plaque commémorative à Briare.

Gerard jeepGerard Vengeuse


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que nous vous faisons part du décès de notre grand Ancien du 4th ​SAS

Adrien ​L'​H​OSTIS​

Offic​ier de la Légion d'honneur

survenu c​e matin à l'hôpital​ d'Instruction des Armées de Brest

Ses obsèques se dérouleront

​en l'église de Guipavas (29)​

​le ​lun​di 15​ mai ​2017 à 14h15​

Sa dépouille mortelle repose au Salon funéraire de Lavallot

55 ​rue Andrée Chedid - 29490 Guipavas
Les visites peuvent de faire de 10h à 12h et de 14h à 17h

Raymond Chemin,

image002C’est avec une grande émotion et beaucoup de tristesse que nous avons appris le décès du SAS Raymond Chemin ce mois de janvier. L’AFPSAS au nom de son Président ainsi que de l’ensemble de ses membres, présente ses sincères condoléances à toute sa famille.
Nous avions eu l’honneur d’être présent lors de la remise de la Légion d’Honneur de Raymond, au mois d’octobre dernier. L’AFPSAS a décidé en terme d’hommage de publier à nouveau le texte ci-dessous rédigé à l’occasion de cette cérémonie.

 L'AFPSAS était à la remise de légion d'honneur de Raymond Chemin par Lionel Lakermance vice-président.

Quelques minutes d'observation et quelques échanges suffisent à ce que ce constat s'impose; Raymond Chemin est beau ! Beau de cette beauté que confère à certains hommes un passé au service des autres guidé par le courage, l'amour de la justice et de la liberté. Beau de cette beauté que l'âme parfois reflète dans les regards de ceux qui ont demandé la tourmente pour obtenir la paix. Beau de cette beauté que donne souvent la sagesse aux anciens.

Très actif dans la résistance, Raymond Chemin rejoint le 2éme RCP en Aout 1944, après avoir été breveté en Angleterre il sera largué sur la Hollande dans le cadre de l’Opération Amherst.

Le soleil nous gratifie de sa présence ce dimanche 16 octobre à St Jean de la Poterie ou se sont donné rendez-vous la famille de Raymond ainsi que quelques amis et des élus. La cérémonie est simple sans fioritures inutiles, les élus rendent leurs hommages, la fille de Raymond fait un très beau discours emprunt d'émotion qui montre bien l'amour de cette famille. Maurice Nicolas, représentant de Qui Ose Gagne, nous lit la magnifique prière du Parachutiste. Et puis c'est Jean Thébault l'ami de toujours, le compagnon d'armes dans la résistance qui à sa demande, lui remet la Légion d'Honneur. Ces deux là s'embrassent comme des frères, qu'ils sont, non par le sang reçu mais par le sang versé, ce moment est aussi particulièrement émouvant.

Raymond est debout, il a coiffé son béret amarante à l'insigne SAS des parachutistes de la France Libre et il se lance dans une narration de ses souvenirs au rythme d'une course folle. Qui a entendu là: "excusez moi d'avoir fait tout ça, je ne suis qu'un homme ordinaire?" Moi j'ai entendu Mr Chemin, mais ne peux vous répondre car je bois vos paroles et ce constat me revient encore; vous êtes beau, Raymond, beau de cette beauté qui honore les hommes qui un jour ont été extraordinaires.

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L'Association des Familles des Parachutistes SAS de la France Libre

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 C’est avec une profonde émotion
que nous vous faisons part du décès de notre grand Ancien du 3rd SAS

 Norbert BEYRARD

Chevalier de la Légion d’Honneur
Croix de guerre 1939-1945
Médaille commémorative ​des services volontaires dans la France libre
Croix de bronze du Lion ​n​éerlandais

Survenu le 13 février 2017 à Divonne-les-Bains (01)