Juin 2019

 


L' Edito du mois :

 

It’s late afternoon on the 5th of June 1944. McLeod has just inspected the men and wished them good luck. They are driven from the highly secured Fairford base to the airfield. They are greeted by RAF and WAAF (Women’s Auxiliary Air Force) with hurrahs and V signs. They now know that this is their most important operation ever. At 2300, two Short Stirling from the 620th and 299th RAF squadron take-off, each carrying an SAS stick. At 0045 - “Prepare for action…action station number one. GO”: Parachutes deploy over Southern and Northern Britanny. The first men are on the ground for the largest military operation ever.

France, and other occupied countries, have been desperately waiting to regain their freedom. The enemy is not expecting the SAS. From that night onward, across Britanny (Men of 3rd and 4th SAS) and Normandy (1st and 2nd SAS), the entire SAS regiment including the 5th SAS will play a key role in the liberation of the country. Several operations will be carried for over a year across multiple theatre of operations.

75 years later, it’s easy to forget. It’s easy to think that “it was just another operation”. It’s easy to think that because victory was ultimately achieved, everything was easy. However, nothing was easy. Men from the regiment had to fight an enemy which was multiples times greater than them by fire power and by number of men. Lives were lost. Yet, the SAS demonstrated that they were totally fit for purpose: the coordination of what becomes the largest resistance camp across France at St-Marcel, the blowing-up of infrastructures, the harassing of enemy troop, the collection of valuable intelligence. It’s difficult to assess how much their operations across Britanny disrupted the enemy but it certainly played a vital part in creating confusion and slowing down reinforcements towards Normandy, supporting a successful D-Day.

In this month of June 2019, we have to ask ourselves: What was going through their mind? Why were they fighting? What were they fighting for? The answers to those questions shall never be forgotten. Nowadays, we live in a peaceful Europe. Every day that goes by, the SAS regiment and the 1st RPIMA are here to remind us that “nothing is granted”. This AFPSAS newsletter is yet another opportunity to salute their courage, their dedication and to celebrate the spirit of the regiments.

Thomas Liaudet :  Vice President AFPSAS

Voir la traduction ici

 

Évènements à venir:

Juin


o 1-2 juin 2019 de 9h à 18h : Plumelec/Moulin de la Grée (56)
Reconstitution historique de l’action des parachutistes SAS de la France libre et de la résistance bretonne par le comité reconstitution avec l’appui du Comité scientifique de l’AFPSAS
Ateliers historiques, présentation de jeeps SAS, matériels et armements. Reconstitution des entraînements et d’un camp du maquis breton. Transmission radio, sabotage, parachutes, topographie...

o 4 juin 2019 à 21h : sur France 2
Hors-série de l’émission « Cellule de Crise », Histoire secrète du Jour J.
Avec la participation du comité reconstitution de l’AFPSAS et l’appui du Comité scientifique.

o 5 juin 2019 : Kerihuel/Plumelec (56)
Cérémonie commémoratives
- 9h30. Hommage aux morts de la Ferme de Kerihuel en PLUMELEC
- 10h00. Hommage au Monument aux morts de Plumelec
- 11h00. Hommage à la Stèle du caporal Bouétard, premier mort français du débarquement au HALIGUEN en PLUMELEC
- 11h45. Cérémonie officielle d'hommage aux parachutistes SAS de la France Libre au mémorial du moulin de la Grée de PLUMELEC

o 6 Juin 2019 à 19h : Paris - Musée de l’Ordre de la Libération - Hôtel national des Invalides
Les Compagnons de la Libération, parachutistes du Special Air Service. Destins croisés, conférence de David Portier

o 15-16 juin 2019 : Saint-Marcel (56) - Musée de la Résistance Bretonne
Commémorations du 75e anniversaire des combats du Maquis de Saint Marcel avec la participation du comité reconstitution et l’appui du Comité scientifique de l’AFPSAS.
Musée exceptionnellement ouvert durant le week-end, de nombreuses animations (entrée gratuite) :
- Bivouac et reconstitution
- Ateliers de présentation de matériel et véhicules militaires
- Festival du film et conférences autour du rôle des femmes dans la Résistance
- et autres activités

o 15 juin 2019 : Saint-Marcel (56)
Cérémonie sur les 4 stèles : Stèle du Bois-Joly; Stèle des Hardys-Béhélec; Stèle du bourg; Monument aux morts

o 16 juin 2019 : Sérent (56)
Cérémonie au Mémorial de La Nouette

o 18 juin 2019 : Sare (64)
Cérémonie du 75°Anniversaire devant le Mémorial Victor Iturria.

o 22 juin 2019 : Lons-Pau (64) - Musée des Parachutistes - Camp Aspirant Zirnheld - début année parachutiste
En soirée, au musée de Pau, conférence sur les SAS par le Lieutenant-Colonel Jean-Christophe Dumont : Les parachutistes SAS dans la Seconde Guerre mondiale.

 

Juillet


o 13 juillet 2019 : commémoration de Kérihuel en PLUMELEC (date et horaire à confirmer. Apparemment en soirée)

o 20 Juillet 2019 : Guer (56)
Triomphe de Saint-Cyr Coëtquidan.
Participation du comité reconstitution de l’AFPSAS

o 20-21 Juillet 2019 : Séglien (56) - Chapelle de Locmaria (dédiée aux S.A.S et résistants)
Participation du Comité reconstitution avec l’appui du Comité scientifique de l’AFPSAS au week-end commémoratif Sur les traces du capital Déplante organisé par notre partenaire, l’association GROG


Suggestion de lecture: Un Français dans la tourmente T.6

 

Le 6 juin 2019 parait le sixième et avant dernier tome de la saga, ou chronique héroïque : Un Français dans la tourmente, « Eté 1944 », de Rudolph de Patureaux. Aux éditions Lulu. L’intrigue se déroule à partir du 6 juin 1944 au matin, et évoque, en grande partie, les opérations SAS en Bretagne. En compagnie de Bourgoin, Marienne, Botella, Chilou et des autres membres du 4ème SAS "free french", le livre permet de lire comme un roman vrai, loin de toute simplification abusive, leurs aventures. Combats, rapports avec la résistance, aléas des ordres alliés, doutes, chasse à l’homme par la Gestapo, tous les événements sont disséqués au scalpel.

Ce tome marque le retour en France occupée du héros fil rouge de la saga, André d’Aubusson, simple soldat en septembre 1939 et qui, ballotté par la guerre, va trouver son destin en choisissant les combats de la France libre. Cette saga de plusieurs milliers de pages, conçue comme un « band of brothers » à la française, écrit dans un style aussi vif et alerte qu’à la précision chirurgicale, aux dialogues percutants, donne l’impression de se trouver réellement au cœur de la seconde guerre mondiale et de ces combats."

A noter la participation du Comité Scientifique de l'AFPSAS permettant  de rendre les faits les plus vraisemblables possibles car il est impotant de rappeler que nous sommes face à un roman historique.

 Ce livre sera bientôt disponible sur la boutique AFPSAS

Le SAS du mois :  Jacques Mendès-Caldas

 

Né le 19 juin 1917 à Paris, Jacques Mendès-Caldas vit à Rio de Janeiro lorsque la guerre éclate. Rapidement, il rallie les FFL au sein d’un comité de la France libre à Sao Paulo et début août 1941, il embarque à destination de la Grande-Bretagne.
Le 2 septembre, il atteint Liverpool et rejoint Londres où il confirme son engagement aux sein des Forces Navales Françaises Libres (FNFL). Jacques est alors affecté dans les commandos au sein d’une Compagnie de Fusiliers-Marins en formation et placée sous les ordres de l’enseigne de vaisseau Philippe Kieffer. Il suit une formation particulièrement exigeante dans un camp d’entraînement en Ecosse et il y fait notamment la connaissance de Jean Errard.
Mais, Jacques Mendès-Caldas souhaite passer au plus vite à l’action et en janvier 1943, il se porte volontaire pour rejoindre la compagnie d’Infanterie de l’Air à Camberley. Il part alors en stage à Largo puis rejoint la Parachute Training School de Ringway et est breveté au mois de mars. Il enchaîne ensuite par le stage commando d’Inverlochy et de retour à Camberley, il est affecté au sein de la 1re compagnie dans la section du S/Lt de Camaret. Il se lie alors rapidement avec notamment les sergents Jean Roquemaure et Loïc Raufast et le sergent-chef Auguste Chilou. En septembre 1943, le sergent Mendès-Caldas et ses camarades sont envoyés à l’Airborne Forces Experimental Establishment de Sherburn-in-Elmet et passent plusieurs semaines à tester de nouveaux matériels et des techniques de saut.
En novembre, le 1er BIA prend l’appellation de 4e Bataillon d’Infanterie de l’Air et est intégré à la Brigade SAS en formation. L’unité rejoint Cupar puis Auchinleck au mois de février 1944. Le sergent Mendès-Caldas est alors nommé chef de stick au sein du 2e squadron du capitaine Pierre Leblond.
Fin mai 1944, le 4e SAS est maintenu au secret dans le camp de Fairford. Jacques apprend alors qu’il est désigné pour prendre le commandement de la Party 413 dans le cadre de la mission Cooney. Il désigne pour l’accompagner deux hommes de son stick, Christian Mockers et Frédérick Harbinson. Dans la nuit du 7 juin, les trois hommes sont parachutés près de Malestroit et effectuent les sabotages notamment sur la voie ferrée Ploërmel-Questembert. Quelques jours plus tard, ils rejoignent la base Dingson au maquis de La Nouette. Après les combats du 18 juin, le Sgt Mendès-Caldas et Christian Mockers rejoignent le secteur de Questembert où ils sont ravitaillés par la famille Moinard. Le 11 juillet, les SAS doivent rejoindre le capitaine Marienne pour prendre des ordres afin d’organiser les secteurs. Tardivement, les deux parachutistes atteignent le village de Kerihuel et vont passer la nuit dans une grange. Au matin du 12 juillet, des éléments du SD et des membres du FAT 354 (11 hommes) investissent les lieux. Les maquisards et parachutistes SAS sont rassemblés sur l’aire à battre. Allongés à même le sol, le Lt FFI Eugène Morizur et ses hommes, Henri Louail, Emmanuel Le Breton, André Gondet, Henri Denoual, Georges Grignon, Pierre Le Bomin et Raymond Garaud ainsi que les trois fermiers Ferdinand Danet, Alexandre et Rémy Gicquello sont exécutés. Dans le même temps, le sergent Jean Marty, Louis Hanicq, Albert Bletterie et Fernand Beaujean sont également abattus alors que le sergent Gabriel Judet parvient à s’échapper. En position non loin de là, le groupe de l’aspirant Taylor ouvre alors le feu. Réveillé par le bruit, les hommes installés dans la grange sortent rapidement. Le premier est le sergent Mendès-Caldas qui est tué par un membre du FAT. Chistian Mockers et les autres SAS et maquisards parviennent à s’échapper. L’ennemi ignore l’importance des effectifs présents et décide d’exécuter le capitaine Pierre Marienne et le lieutenant François Martin.

Jacques Mendès-Caldas est tombé sur la terre de France allant au bout de son engagement. Si nous ignorons ou repose sa dépouille, nous savons qu’il reste dans nos cœurs et nos mémoires comme tous ses camarades qui ont donnés leur vie pour notre liberté.

David Portier responsable du Comité scientifique de l'AFPSAS

Lien vers le site de David Portier

Tribune Libre :

 

Dans les coulisses d’un tournage

 

Le 9 mars dernier, le comité reconstitution de l’AFPSAS, s’est retrouvé en Normandie afin de participer au tournage d’un numéro Hors-série de l’émission : « Cellule de Crise » présentée par Julien Bugie.

 

 

 

L'histoire secrète du débarquement
qui sera diffusée
Mardi 4 juin 2019 à 21h sur France 2

 

 

 

L’AFPSAS tient à remercier tout particulièrement nos reconstituteurs pour leur implication sans faille dans la démarche de pérennisation de la mémoire de nos pères.

 

 

 

Bas de page  newsletter 01